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Comment demander une augmentation : méthode et phrases types

Découvrez comment demander une augmentation : bon moment, montant réaliste, phrases à dire selon la réponse. Préparez votre entretien dès maintenant.

Un salarié présente son dossier de résultats à son manager lors d'un entretien d'augmentation
Sommaire

Calculez le montant de votre demande d’augmentation

Renseignez votre salaire actuel et le pourcentage visé pour obtenir votre montant cible, votre gain annuel brut et votre marge de négociation.

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Montant cible et gain annuel brut
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Temps de lecture estimé : 4 minutes

Points clés à retenir

  • Visez l’entretien annuel ou un succès mesurable, pas une période de crise.
  • Préparez un dossier chiffré : résultats, missions, comparaison au marché.
  • Demandez 4 à 5 % en visant un peu plus haut pour garder de la marge.
  • En cas de refus, demandez un retour factuel et fixez un point de suivi.
  • Formalisez tout accord par écrit avec la date d’application.

Quand demander une augmentation de salaire

Savoir comment demander une augmentation commence par le calendrier. Un bon dossier présenté au mauvais moment finit souvent au fond d’un tiroir.

Trois occasions sont favorables :

  • Après une promotion ou une prise de responsabilités qui n’a pas changé votre paie ;
  • lors de l’entretien annuel, quand le budget de la période se répartit ;
  • après un succès mesurable : gros contrat signé, formation qualifiante, objectif dépassé.

À l’inverse, évitez les périodes de crise et les pics d’activité. Votre manager n’aura ni le temps ni la marge pour vous écouter.

Demander une augmentation : 5 étapes : 1. Choisir le bon moment, 2. Préparer un dossier chiffré, 3. Argumenter avec des faits, 4. Formuler une demande de 4 à 5 %, 5. Conclure et formaliserOuvrir l’infographie en grand

Préparer son dossier avant l’entretien

Dans mon expérience, ceux qui obtiennent gain de cause arrivent avec des faits, pas avec une impression. Le dossier tient en trois étapes :

  1. Faire le bilan de vos missions, responsabilités et compétences acquises depuis votre dernière révision.
  2. Rassembler des résultats chiffrés : chiffre d’affaires généré, productivité, satisfaction client.
  3. Comparer votre rémunération au marché avec les grilles sectorielles et des offres d’emploi similaires.

Une page suffit. Si vous ne pouvez pas résumer votre valeur sur une feuille, votre manager ne le fera pas à votre place.

Les arguments qui font mouche face à un manager

Un argument utile est vérifiable. Voici ceux qui fonctionnent le mieux :

  • Les résultats : « J’ai dépassé mes objectifs de vente de 20 % cette année. »
  • Les nouvelles responsabilités ou compétences acquises depuis mon dernier point salarial.
  • Votre valeur sur le marché et la rareté de votre profil.
  • La perte de pouvoir d’achat liée à l’inflation.

Le dernier argument est le plus faible seul. En 2025, l’augmentation moyenne des salaires en France est de 2,6 %, selon Mercer France cité par Hellowork. Votre manager le sait. Appuyez-vous d’abord sur vos résultats.

Côté légal, le SMIC est revalorisé automatiquement quand l’indice des prix grimpe d’au moins 2 %, d’après L’Étudiant. Cela concerne surtout les salaires proches du minimum. Vérifiez aussi votre convention collective : elle fixe des minima par niveau que l’on oublie trop souvent.

Combien demander : montant réaliste et marge de négociation

La fourchette usuelle va de 2 à 10 %, selon L’Étudiant. En pratique, on obtient le plus souvent 4 à 5 %, d’après Hellowork et Fed Group. Au-delà de 10 % dans la même entreprise, la demande risque le refus.

Ma technique : viser légèrement au-dessus de l’objectif réel. Fed Group donne un exemple parlant : demander 300 à 400 € si vous espérez 200 €. Vous gardez de la marge pour concéder.

Annoncez un montant précis plutôt qu’un flou. Gardez pour vous votre fourchette de négociation : c’est elle qui vous protège quand la discussion s’ouvre.

Comment se comporter pendant l’entretien

Être confiant, cela s’apprend par la méthode. Voici ce que je conseille :

  • Répéter l’entretien à voix haute avec un proche ou un mentor.
  • Parler au présent et à l’affirmatif : « Je demande » plutôt que « j’aurais aimé, si c’est possible ».
  • Écouter activement et observer les réactions de votre manager.
  • Bannir le chantage, la comparaison agressive avec les collègues et les problèmes personnels.

Une phrase d’ouverture simple suffit : « J’ai préparé un bilan de mes résultats depuis un an, et je souhaite discuter d’une revalorisation de 5 %. » Elle est directe, chiffrée, sans excuse.

Que faire selon la réponse obtenue

Si c’est oui

Remerciez, puis demandez de formaliser par écrit le montant et la date d’application : « Pouvez-vous me confirmer cela par email, avec la date d’effet ? »

Si c’est non

Ne discutez pas la décision, demandez sa raison. « Qu’est-ce qui me manque concrètement pour y arriver ? » Obtenez un retour factuel, puis fixez un point de suivi daté, dans trois ou six mois.

Si c’est une contre-proposition

Élargissez la discussion aux avantages non salariaux : primes, congés, formation, voiture de fonction. Essayez : « Si le salaire fixe est bloqué, pouvons-nous regarder une prime ou des jours de congé supplémentaires ? »

Demander une augmentation par email : bonnes pratiques

L’écrit est préférable quand le stress vous bloque ou quand vos arguments sont nombreux. Il vous force à les ordonner.

Structurez le message en trois temps : le bilan de vos missions, les arguments chiffrés, puis la demande claire. Exemple de conclusion : « Je souhaiterais en discuter avec vous cette semaine. Seriez-vous disponible jeudi ? »

Anticipez la suite : votre manager vous répondra probablement à l’oral. Gardez votre dossier sous la main, car l’email ouvre la discussion sans la remplacer. Voilà, en pratique, comment demander une augmentation avec méthode.